Gilles Dubois
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29 Jan

Texte d’opinion par Gilles Dubois 
En relisant l’étude sur la viabilité économique du projet d'agrandissement du port de Contrecoeur publiée récemment, un chapitre a attiré mon attention. En effet,  l'étude récente sur la viabilité économique des infrastructures souligne une tendance inquiétante; la surestimation systématique des bénéfices. Ce phénomène, que les auteurs nomment la « survie des projets les plus mal adaptés », s'explique par trois facteurs clés : 

  • Explication technique: erreurs de données, modèles de prévision imparfaits ou manque de variables locales.
  • Explication psychologique: Le "biais d'optimisme" naturel des promoteurs qui croient sincèrement en la réussite exceptionnelle de leur projet.
  • Explication politique et stratégique: une manipulation délibérée des chiffres (inventive, désalignement, etc.) pour garantir l'obtention des financements et le feu vert politique.

 Une Communication sous le signe de opacité 
Cette grille d'analyse semble s'appliquer directement à la stratégie de communication du Port de Montréal pour son projet d'agrandissement. En refusant de s'engager dans un débat de fond sur les conclusions de l'étude, l'APM adopte une posture qui soulève des questions de transparence. 

Plutôt que d'utiliser la discussion publique pour valider la solidité de ses prévisions, le Port choisit l'évitement. La réaction officielle de l'APM, transmise par courriel, est sans équivoque , selon ce que l’APM a dévoilé à plusieurs médias. Il mentionne par courriel que : 

     «l’étude comporte plusieurs omissions et erreurs factuelles qui ne tiennent pas compte des      particularités du corridor du Saint-Laurent et du besoin des entreprises canadiennes»

 L’APM ajoute qu’elle ne commentera pas l’étude « pour ne pas alimenter un débat fondé sur des analyses incomplètes ». (source: Les 2Rives)


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