Quelle est l'activité principale du Port de Contrecoeur?

Quel est la superficie des terrains acquis par le port de Montréal dans les années 1980?

  • Acquisition de 468 hectares de terrain incluant 4 km de berges et un terminal en fonction depuis les années 1950 dans la municipalité de Contrecœur.


Quelles sont les étapes de l’agrandissement?

  • Processus amorcé dans les années 1980
  • Début des travaux fin 2023
  • Mise en exploitation graduelle  fin 2026
  • Pleine capacité 2050
  • Source: https://www.port-montreal.com/fr/contrecoeur/projet

Combien de navires par semaine?

  • 2 à 3 navires par semaine à terme
  • Source: https://www.port-montreal.com/fr/le-port-de-montreal/projets/terminal-contrecoeur

Combien de camions?

Combien de trains?

  • De 1 à 2 trains supplémentaires par semaine à 1 â 2 trains par jour dans 25 ans

Quel est le coût du projet?

Évaluation initiale entre 750 et 950 millions
Financé par:
  • Le gouvernement du Canada : 300 M$
  • Le gouvernement du Québec : 130 M$
  • Emprunt port de Montréal : 480 M$
Source: https://www.port-montreal.com/fr/le-port-de-montreal/projets/terminal-contrecoeur

*Les médias ont diffusé une nouvelle évaluation en 2023 de :1,4 milliard
Source : https://les2rives.com/il-est-minuit-moins-une-pour-le-financement-du-projet-de-terminal-a-contrecoeur/

Combien d'emploi? (construction et permanents) maj janvier26

Les emplois prévus par l'APM pour le futur Port de Contrecoeur ont fondu de 50% en un an!

En février 2025, l'APM annonçait 6 500 emplois durant la construction et 1 100 emplois permanents 
(Communiqué publié par la Ville de Contrecoeur https://www.ville.contrecoeur.qc.ca/actualites/communiques/130-m-pour-le-terminal-de-contrecoeur) 

En août 2025,l'APM annonçait 3 723 emplois durant la construction et 489 emplois permanents!
(Tableau exposé aux Portes ouvertes de l'APM à Contrecoeur en août 2025)

Saturation des installations de l'Île de Montréal

Justification économique analyse critique janvier 2026

L'agrandissement du Port de Montréal à Contrecœur est l'objet de vives critiques en 2025 et 2026. Alors que les promoteurs (l'Administration portuaire de Montréal - APM) le présentent comme un moteur de croissance essentiel, de nombreux observateurs, groupes citoyens comme la Vigie citoyenne Port de Contrecœur, et experts remettent en question la validité des arguments économiques avancés.Voici une analyse des points de friction concernant la justification économique du projet :
1. La "fausse" urgence de la saturation
L'argument principal de l'APM repose sur l'atteinte imminente de la capacité maximale des installations actuelles à Montréal.
  • La réalité des chiffres : Les détracteurs soulignent que le volume de conteneurs stagne. Alors que les projections initiales prévoyaient une croissance continue, le trafic maritime mondial a été freiné par l'instabilité géopolitique et le protectionnisme croissant.
  • Capacité résiduelle : Des voix critiques affirment que le port de Montréal possède encore une marge de manœuvre significative et que dépenser plus de 2 milliards de dollars pour accueillir seulement "un à trois navires de plus par semaine" est disproportionné.
2. Le défi des "méga-navires" et de la profondeur
Une justification économique solide devrait garantir que le port puisse accueillir les navires du futur.
  • Limitation physique : Le chenal du Saint-Laurent ne sera pas approfondi pour ce projet. Le terminal de Contrecœur aura la même limite de tirant d'eau que Montréal.
  • Incompatibilité : Les porte-conteneurs géants qui dominent désormais le commerce mondial ne peuvent pas remonter le fleuve. En investissant massivement dans un port qui ne peut recevoir que des navires de taille moyenne, le Québec risque de financer une infrastructure déjà "obsolète" face aux ports d'eau profonde comme Halifax ou New York.
3. Une explosion des coûts et des risques financiers
Le montage financier du projet soulève des inquiétudes quant à sa rentabilité réelle pour le public.
  • Dérive budgétaire : Estimé initialement autour de 750-950 millions $, le coût total frôle désormais les 2,3 milliards $ en 2025-2026.
  • Subventions massives : Le projet est fortement soutenu par des fonds publics (Banque de l'infrastructure du Canada, 130 millions $ du gouvernement du Québec annoncé en 2025). Les critiques y voient une "socialisation des risques" : si le trafic n'est pas au rendez-vous, ce sont les contribuables qui épongeront les pertes, et non le partenaire privé (le consortium dirigé par Pomerleau et Aecon).
4. Automatisation vs Création d'emplois
Bien que l'APM promette des retombées économiques locales, le terminal de Contrecœur est conçu pour être hautement automatisé.
  • Impact local limité : L'automatisation réduit drastiquement le nombre d'emplois directs par tonne de marchandise traitée par rapport aux terminaux traditionnels.
  • Nuisances vs Bénéfices : Pour les résidents de Contrecœur, les bénéfices économiques (taxes, emplois) semblent dérisoires face aux coûts sociaux : augmentation du trafic ferroviaire et routier, pollution sonore et dépréciation possible de la valeur immobilière.
Comparaison des Perspectives (2025-2026)
EnjeuJustification OfficielleCritique Économique
CapacitéÉviter le refoulement des marchandises.Capacité actuelle suffisante; croissance surestimée.
CoûtInvestissement stratégique à long terme.Explosion des coûts (2,3 G$) et risque financier public.
CompétitivitéMaintenir la part de marché du Québec.Incapacité d'accueillir les méga-navires de l'avenir.
EnvironnementCompensation écologique prévue.Coûts de destruction d'habitats (chevalier cuivré) non chiffrés.

Conclusion des critiques : Le projet de Contrecœur serait moins une nécessité logistique qu'un projet de prestige politique, porté par une vision du commerce maritime "pré-pandémique" qui ne tient pas compte des nouvelles réalités climatiques et économiques du Saint-Laurent.

https://www.vigieportdecontrecoeur.com/nouvelles-d-int%C3%A9r%C3%AAt-et-revue-de-presse-de-vigie-citoyenne-port-de-contrecoeur/le-13-janvier-2025-le-devoir-une-%C3%A9tude-remet-en-question-la-viabilit%C3%A9-%C3%A9conomique-du-port-de-contrec%C5%93ur?c=actualit%C3%A9s 

Justification économique analyse critique janvier 2026

L'agrandissement du Port de Montréal à Contrecœur est l'objet de vives critiques en 2025 et 2026. Alors que les promoteurs (l'Administration portuaire de Montréal - APM) le présentent comme un moteur de croissance essentiel, de nombreux observateurs, groupes citoyens comme la Vigie citoyenne Port de Contrecœur, et experts remettent en question la validité des arguments économiques avancés.Voici une analyse des points de friction concernant la justification économique du projet :
1. La "fausse" urgence de la saturation
L'argument principal de l'APM repose sur l'atteinte imminente de la capacité maximale des installations actuelles à Montréal.
  • La réalité des chiffres : Les détracteurs soulignent que le volume de conteneurs stagne. Alors que les projections initiales prévoyaient une croissance continue, le trafic maritime mondial a été freiné par l'instabilité géopolitique et le protectionnisme croissant.
  • Capacité résiduelle : Des voix critiques affirment que le port de Montréal possède encore une marge de manœuvre significative et que dépenser plus de 2 milliards de dollars pour accueillir seulement "un à trois navires de plus par semaine" est disproportionné.
2. Le défi des "méga-navires" et de la profondeur
Une justification économique solide devrait garantir que le port puisse accueillir les navires du futur.
  • Limitation physique : Le chenal du Saint-Laurent ne sera pas approfondi pour ce projet. Le terminal de Contrecœur aura la même limite de tirant d'eau que Montréal.
  • Incompatibilité : Les porte-conteneurs géants qui dominent désormais le commerce mondial ne peuvent pas remonter le fleuve. En investissant massivement dans un port qui ne peut recevoir que des navires de taille moyenne, le Québec risque de financer une infrastructure déjà "obsolète" face aux ports d'eau profonde comme Halifax ou New York.
3. Une explosion des coûts et des risques financiers
Le montage financier du projet soulève des inquiétudes quant à sa rentabilité réelle pour le public.
  • Dérive budgétaire : Estimé initialement autour de 750-950 millions $, le coût total frôle désormais les 2,3 milliards $ en 2025-2026.
  • Subventions massives : Le projet est fortement soutenu par des fonds publics (Banque de l'infrastructure du Canada, 130 millions $ du gouvernement du Québec annoncé en 2025). Les critiques y voient une "socialisation des risques" : si le trafic n'est pas au rendez-vous, ce sont les contribuables qui épongeront les pertes, et non le partenaire privé (le consortium dirigé par Pomerleau et Aecon).
4. Automatisation vs Création d'emplois
Bien que l'APM promette des retombées économiques locales, le terminal de Contrecœur est conçu pour être hautement automatisé.
  • Impact local limité : L'automatisation réduit drastiquement le nombre d'emplois directs par tonne de marchandise traitée par rapport aux terminaux traditionnels.
  • Nuisances vs Bénéfices : Pour les résidents de Contrecœur, les bénéfices économiques (taxes, emplois) semblent dérisoires face aux coûts sociaux : augmentation du trafic ferroviaire et routier, pollution sonore et dépréciation possible de la valeur immobilière.
Comparaison des Perspectives (2025-2026)
EnjeuJustification OfficielleCritique Économique
CapacitéÉviter le refoulement des marchandises.Capacité actuelle suffisante; croissance surestimée.
CoûtInvestissement stratégique à long terme.Explosion des coûts (2,3 G$) et risque financier public.
CompétitivitéMaintenir la part de marché du Québec.Incapacité d'accueillir les méga-navires de l'avenir.
EnvironnementCompensation écologique prévue.Coûts de destruction d'habitats (chevalier cuivré) non chiffrés.

Conclusion des critiques : Le projet de Contrecœur serait moins une nécessité logistique qu'un projet de prestige politique, porté par une vision du commerce maritime "pré-pandémique" qui ne tient pas compte des nouvelles réalités climatiques et économiques du Saint-Laurent.

https://www.vigieportdecontrecoeur.com/nouvelles-d-int%C3%A9r%C3%AAt-et-revue-de-presse-de-vigie-citoyenne-port-de-contrecoeur/le-13-janvier-2025-le-devoir-une-%C3%A9tude-remet-en-question-la-viabilit%C3%A9-%C3%A9conomique-du-port-de-contrec%C5%93ur?c=actualit%C3%A9s 

En vrac des inquiétudes sur l’agrandissement du port de Contrecœur

Transport terrestre (camions et train)
  • Sur la circulation locale (sécurité, engorgement)
  • Sur les autoroutes 30, 20 et 10
  • Sur la sécurité ferroviaire : transport des matières dangereuses dans des quartiers résidentiels
  • Sur les habitations (poussière, bruits)
  • Sur la qualité de l’air
  • Sur les GES
Environnement
  • Sur la biodiversité.
  • Les espèces en péril
  • Sur l’érosion des berges

Les enjeux environnementaux sont-Ils présent dans les médias?

Un article du Devoir publié  le 8 janvier 2024 qui résume la problématique environnementale:  

"Le mégaprojet portuaire de Contrecoeur nécessitera l’abattage d’environ 20 000 arbres et la destruction de milieux humides qui servent d’habitats à des dizaines d’espèces fauniques, dont certaines sont menacées de disparition. Les promoteurs, qui ont reçu jusqu’à présent 580 millions de dollars de financement public, promettent toutefois des mesures pour « compenser » les impacts du plus gros projet de port industriel des dernières décennies..."

Existe-t-il un plan de surveillance écologique ?

Oui mais très partiel et basé essentiellement sur le rapport de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC).

Voici le lien pour avoir accès au site du port de Montréal 

PROJET D'EXPANSION DU PORT DE MONTRÉAL À CONTRECOEUR - DOCUMENTATION COMPLÈTE
Vous trouverez dans cette section différents documents reliés au projet Contrecoeur. Des rapports annuels, des plans de compensation ou encore des protocoles de communication y seront disponibles, au fur et à mesure de la réalisation du nouveau terminal à conteneurs.

Le port de Montréal sollicite-t-il l’opinion des citoyens ?

Oui en organisant des portes ouvertes.

Ce sont des séances d"informations par kiosque.

Un exemple:

  • Juillet 2024
    • réaction de vigie LIEN
    • sur le site du Port de Montréal LIEN

Communications/publicité du port de Montréal dans la communauté?

Y a-t-il des ententes de collaboration avec des organismes ?

  • Plantations d’arbres à Contrecœur
  • L’APM et Arbre-Évolution collaborent pour analyser les milieux naturels de la Ville de Contrecœur
  • Affiche exposée à la rencontre porte ouverte juillet 2024