Le 26 mars dernier, nous ( citoyennes habitant à moins d'un kilomètre du Port) avons participé à la Table de bon voisinage organisée par le Port de Montréal, en collaboration avec la Table ronde de la participation publique.
Dès notre arrivée, le ton était donné : une lettre déposée sur chaque table visait à discréditer une étude récente de SNAP Québec. Cette mise en scène soulevait déjà une question importante : s’agit-il réellement d’un espace d’échange avec les citoyens… ou d’un exercice de contrôle du message ?
Pendant plus d’une heure, les discussions ont surtout porté sur les dernières actualités et les avancées de leur chantier. Pourtant, plusieurs d’entre nous étions présents pour parler d’enjeux concrets qui nous touchent directement : la qualité de l’air, le bruit, la qualité de l’eau et, plus largement, de notre qualité de vie.
Lorsque ces préoccupations sont soulevées, les réponses restent les mêmes : le Port existe depuis 200 ans, possède l’expertise, et s’appuie sur des données internationales. Mais sur le terrain, ici, dans notre communauté, les inquiétudes demeurent bien réelles.
Lors d’une rencontre en décembre dernier, on m'a fortement invité à ne pas partager mes questionements au sujet des enjeux environnementaux puisque ce n’était pas la place appropriée. Mes questionnements ont même été censurés dans leur rapport mis en ligne sur leur site Web. Cela alimente le sentiment de ne pas être entendue.
Cette semaine, seulement sept personnes ont participé à la rencontre. Ce faible taux de participation ne traduit pas un manque d’intérêt, mais plutôt un découragement grandissant. Plusieurs citoyen·nes ont l’impression que leur voix ne compte pas.
La seule solution qui nous reste est de faire grandir notre mobilisation citoyenne pour que notre voix soit entendue et défendue. Notre force collective est le seul contre-pouvoir possible. Notre milieu de vie mérite mieux.
Parce que l’avenir de notre communauté nous concerne toutes et tous.
Kathleen Couture
Citoyenne de Verchère