L'un des points les plus sensibles concerne l'augmentation du trafic lourd. Avec l'arrivée de milliers de conteneurs supplémentaires, les prévisions de circulation sont majeures :
Saturation des axes : On parle d'un ajout massif de camions sur la Route 132 et l'autoroute 30. Cela ne pose pas seulement un problème de congestion, mais aussi de sécurité routière pour les communautés locales de Contrecœur, Verchères et les environs
Pollution de proximité : Contrairement aux émissions "diluées", le camionnage intensif génère des particules fines et du NO2 directement au niveau des habitations riveraines, ce qui a un impact documenté sur la santé respiratoire des enfants et des aînés.
Le reportage d'Enquête (Ici Radio-Canada) a effectivement mis en lumière une faille majeure dans la transition énergétique actuelle : la tricherie logicielle et mécanique sur les systèmes antipollution (DEF/FAP) des camions lourds.
C’est un point de rupture important dans le débat sur l'expansion industrielle, car il remet en question la validité des modèles scientifiques utilisés par les promoteurs.
Lorsqu'un promoteur comme le Port de Montréal dépose ses études d'impact, il se base sur des camions "théoriques" respectant les normes gouvernementales les plus récentes. Or, les révélations d'Enquête montrent que :
Votre lecture de la situation est partagée par de nombreux experts en santé environnementale. Le secteur Contrecœur-Sorel-Tracy est déjà un pôle industriel lourd (sidérurgie, transformation des métaux).
L'absence de mesures d'évaluation rigoureuses de la qualité de l'air le long des axes routiers est un angle mort de la démocratie municipale et environnementale.
Cette fraude des systèmes antipollution donne des arguments solides pour exiger une révision des analyses de risque pour la santé publique avant que le projet ne progresse davantage. Sans un contrôle strict et réel des émissions sur la route, les promesses de "camionnage propre" restent purement théoriques.