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Montréal, le 13 janvier 2026 – Une étude commandée par la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) lève le voile sur des enjeux économiques, stratégiques et environnementaux liés au projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur. L’analyse conclut que cette méga-infrastructure risque d’être sous-utilisée, non-rentable et un fardeau financier pour les contribuables canadiens. Cette conclusion s’appuie sur des données probantes indiquant que le trafic maritime évolue vers une flotte de bateaux trop gros pour naviguer jusqu’à Contrecœur, sur l’importante capacité inutilisée des terminaux existants, tant à Montréal que chez nos voisins de la côte Est, sur une tendance à la baisse des échanges commerciaux maritimes à l’échelle mondiale, sur le caractère imprévisible du niveau d’eau du fleuve Saint-Laurent dû aux changements climatiques et sur une explosion des coûts de construction du projet.Un projet des années 1980 confronté aux réalités d’aujourd’hui Le projet d’expansion du Port de Montréal a été pensé et planifié dans les années 1980. Depuis, l’évolution logistique et stratégique du trafic maritime fait en sorte que le Port de Montréal peut difficilement compétitionner avec les ports en eau profonde majoritairement situés le long des côtes océaniques. « Le projet d’agrandissement du Port de Montréal à Contrecœur repose sur des projections irréalistes d‘augmentation du flux de conteneurs dans le fleuve Saint-Laurent, projections démenties par les données sur le trafic réel de marchandise. Le Port de Montréal mise sur une croissance qui n’est pas au rendez-vous, il est encore temps d’arrêter la construction de ce qui risque d’être une infrastructure sous-utilisée. » indique Éric Pineault, professeur au département de sociologie et à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et co-auteur de l’étude.  « Le projet à Contrecœur est un projet à contresens qui représente une faute stratégique coûteuse pour les contribuables et irréversible pour la biodiversité : on y mise sur une croissance des flux maritimes incertaine et percutée de plein fouet par l’instabilité géopolitique actuelle et les tarifs états-uniens. Le Port de Montréal, loin d’être saturé, rate déjà ses cibles de trafic et fait fi des changements climatiques qui abaissent le niveau du Saint-Laurent menaçant la viabilité d’un terminal déjà incapable d’accueillir 70 % de la flotte mondiale. » ajoute Henri Chevalier, doctorant à l’Université Waterloo et co-auteur de l’étude. Les auteurs de l’étude présentent une série de recommandations appelant notamment à un réalignement du positionnement stratégique du Port de Montréal et à une optimisation des infrastructures portuaires actuelles. Le chevalier cuivré à la Cour Il est maintenant reconnu que le projet de port à Contrecœur entrainera la destruction d’une partie de l’habitat essentiel du chevalier cuivré, une espèce unique au Québec, et qu’il aura des impacts dramatiques sur le rétablissement, voire la survie de l’espèce. « Comment peut-on justifier d’engloutir aveuglément autant de fonds publics et de contourner nos lois environnementales pour un projet qui s’annonce déjà comme non-rentable et destructeur de notre majestueux fleuve Saint-Laurent ? Sommes-nous encore collectivement piégés par l’attrait d’un autre projet Northvolt, d’un autre éléphant blanc financé par nos gouvernements au profit d’une poignée de requins blancs ? », questionne Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec. Pour protéger le public et pour protéger l’environnement, la SNAP Québec contestera en Cour fédérale le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur, un projet nuisible autant sur le plan environnemental, social, qu’économique.  – 30 –Lire le communiqué en anglaisPour plus d’informations
Consultez le rapportCONTACTS MÉDIASIngrid Cornec
Conseillère stratégique aux communications, SNAP Québec
581 745-6423
communications@snapquebec.org